La contraception, c’est l’affaire des deux partenaires (2017)

Image illustrant le dossier de presse de la campagne 2017 fifty fifty la contraception c'est l'affaire des deux partenaires

Introduction

« La contraception, c’est l’affaire des femmes ». Vous êtes certainement nombreuses et nombreux à avoir déjà entendu de tels propos. Parce qu’il existe plus de contraceptifs dits « féminins » que « masculins », beaucoup considèrent que la contraception concerne uniquement les femmes cisgenres. Mais, au contraire, elle s’adresse aux deux partenaires, indépendamment de leur genre.

C’est justement ce partage des responsabilités en matière de contraception que met en évidence la campagne lancée en 2017 par Sofélia.

Pour en savoir plus

Eloïse MALCOURANT
Eloïse MALCOURANTChargée de communication et responsable éducation permanente

La campagne

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Si la contraception fait défaut, qu’un « couac » se produit et qu’une grossesse non-désirée survient, la personne à utérus n’est en aucun cas la seule concernée. En effet, elles sont aussi exposées aux effets secondaires des moyens de contraception (liés, entre autres, aux hormones éventuelles comprises dans certains contraceptifs). De plus, nombreuses sont également celles qui sont seules en charge du coût de leur moyen contraceptif.

Préservatifs externes et participation financière, des pistes pour s’impliquer dans la contraception

L’implication des personnes à pénis dans la contraception peut, entre autres, se traduire par la prise en charge d’une partie de la contraception, par exemple en utilisant des préservatifs externes, ou encore par la participation financière à l’achat des contraceptifs de leur partenaire. En matière de contraception dite « masculine », deux moyens sont accessibles en Belgique : le préservatif externe qui protège aussi des infections sexuellement transmissibles et la vasectomie dite « contraception définitive ».

Pouvoir parler de contraception avec sa·son partenaire est essentiel.

Tout comme savoir ce qu’elle·il utilise comme moyen contraceptif, si elle·il en est satisfait·e et si elle·il envisage d’en changer. Si tout le monde est impliqué dans la contraception, les personnes seront davantage en mesure de comprendre et de soutenir sa·son partenaire dans ses choix contraceptifs.

Lors de tout rapport sexuel avec un·e nouvelle·eau partenaire, la formule idéale pour une sexualité en toute confiance est de combiner un préservatif (externe ou interne) à un autre moyen de contraception.

S’il est le seul moyen de se protéger contre les IST, le préservatif, en tant que moyen de contraception, s’avère néanmoins moins fiable que d’autres contraceptifs. C’est pourquoi, il est conseillé de combiner, lors de tout rapport sexuel avec un·e nouvelle·eau partenaire, le préservatif à un autre moyen de contraception pour se protéger tant des IST que des risques de grossesses non désirées.

Avec un·e nouvelle·eau partenaire, il est important de toujours utiliser un préservatif durant au moins six semaines. Ensuite, il est recommandé aux partenaires de faire un dépistage avant d’envisager d’arrêter d’utiliser un préservatif.

Nos revendications

Afin de garantir l’accès effectif de la planification familiale et de la contraception à toutes et à tous, notre Fédération de Centres de Planning familial revendique les actions suivantes.

  • Rendre légale la distribution de pilule de lendemain en Centres de Planning familial dans la loi fédérale relative aux médicaments de 1964

  • Assurer la gratuité des moyens de contraception, notamment pour les jeunes

  • Promouvoir des génériques en matière de contraception afin d’en diminuer le coût

  • Développer des moyens de contraception « masculins » tels que la pilule contraceptive masculine

  • Généraliser la sensibilisation à la thématique de la contraception et de la protection dès le plus jeune âge à travers les animations à la vie relationnelle, affective et sexuelle (VRAS)

Ressources pour les professionnels et les professionnelles

Assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe, 10 juin 2004, p.295.

Sandra Roubin, La pilule contraceptive masculine pour bientôt ?, analyse Soralia, 2017.

Sarah Hibo, Politique, la sexualité ?, analyse Soralia, 2015.

Solidaris Institut, en collaboration avec Sofélia, Grande enquête Contraception, avril 2017.

Une campagne de l’Institut National de Prévention et d’Education pour la Santé, « Faut-il que les hommes tombent enceintes pour que la contraception nous concerne tous ? », 2009.

Approfondir la lecture

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Pour davantage d’informations sur la contraception, consultez notre dossier thématique « Contraception ».

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Contacts

Centre de Planning familial Soralia de Soignies :

Centre de Référence et d’Intervention Harcèlement (C.R.I.H) :

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Eloïse MALCOURANTChargée de communication et responsable éducation permanente

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