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Les coups de cutter systémiques portés par les gouvernements actuels à l’encontre du secteur non marchand, et plus précisément du monde associatif, menacent non seulement la pérennité de nos structures mais aussi l’accès aux droits de nos bénéficiaires. En ce 8 mars, journée internationale de lutte pour les droits des femmes et des minorités de genre, Soralia, Sofélia et Solidaris souhaitent donc défendre la liberté associative comme prérogative fondamentale de nos sociétés. Nous soulignons par ailleurs l’importance de nos structures comme lieu de contre-pouvoir essentiel.
Liberté, j’écris ton nom. Ces mots de Paul Eluard résonnent plus que jamais à l’heure où nous déposons ces mots. Cette liberté, miroir de notre démocratie, se fissure de toute part. Au niveau fédéral, les attaques envers le droit de grève et le droit de manifester portent atteinte à la liberté d’expression. Au niveau de la Région wallonne et de la Fédération Wallonie-Bruxelles, ce sont les structures elles-mêmes qui sont menacées par la réduction du nombre d’APE [1] et les restrictions budgétaires du secteur de l’éducation permanente. Derrière des économies de fortune se cachent des choix politiques et idéologiques conscients qui mettent en péril les lieux de débats, de réflexions et d’émancipation citoyens.
Le combat continue, coûte que coûte
Malgré ces attaques ciblées, le monde associatif, défenseur de notre démocratie, n’en démord pas pour autant. Lieu de résistance et d’ébullition, berceau de la militance, les associations restent les porte-voix des sans-voix, des exclu·e·s, des oublié·e·s. Elles offrent un soutien de première ligne, des espaces d’échanges à des publics précarisés et vulnérables. Elles transforment les vécus, les frustrations et les colères individuels en revendications collectives porteuses de sens. Elles sont des sphères de vivre-ensemble et de citoyenneté indispensables.
Comme l’explique Noémie Van Erps, Secrétaire générale de Soralia, « porter atteinte aux structures associatives, c’est porter atteinte à la liberté elle-même. Nous sommes un rempart contre les reculs démocratiques ! Affaiblir les associations féministes (manque de financement structurel, incapacité à se réunir et à exister dans le débat public, etc.), c’est affaiblir la possibilité de progrès en matière d’égalité. Nous continuerons donc de nous mobiliser et de nous battre coûte que coûte ».
A qui la rue ? À nous la rue !
Pour Florence Vierendeel, chargée de communication politique chez Soralia, « les droits des femmes ont souvent été revendiqués dans la rue, il s’agit d’un moyen d’action concret qui nous permet de visibiliser les réalités de nos publics. Le compromettre, c’est renvoyer dans l’ombre toute une partie de la population, pourtant déjà marginalisée et victime de discriminations multiples. Rappelons aussi que l’exercice d’un contre-pouvoir est indispensable à toute démocratie ».
En effet, s’attaquer à la liberté associative, c’est aussi ouvrir une première brèche vers une société plus autoritaire et plus sécuritaire, où l’expression critique est restreinte et le rapport de force se joue en faveur des dominants de ce monde. Or, une démocratie vivante ne se limite pas au seul acte de voter : elle repose aussi sur l’existence d’espaces de contestation, de dialogue et d’engagement tout au long de notre vie. Garantir la liberté associative, c’est ainsi préserver la vitalité démocratique et le droit fondamental de participer pleinement à la construction de l’intérêt général.
Pas d’égalité sans libertés !
La liberté associative et le droit de protester sont donc des composantes majeures de la liberté d’expression et plus largement de la démocratie. Elles sont au cœur d’un projet de société qui donne une place, une voix, à chacun·e d’entre nous. Elles permettent aux citoyen·ne·s, et notamment aux femmes et aux minorités de genre, de s’exprimer, d’alerter sur les dérives potentielles du pouvoir en place, de revendiquer des droits et de défendre une vision de société plus juste, plus égalitaire et plus inclusive.
Liberté, liberté, jamais nous ne t’abandonnerons. Et c’est pour toi que nous continuerons le combat.
Pour découvrir les activités auxquelles prennent part Sofélia et ses Centres de Planning familial affiliés autour du 8 mars 2026, c’est ici.
Rejoignez-nous lors de la manifestation nationale !
Quand ? Dimanche 8 mars
Programme :
- Village féministe dès 11h
- Départ de la marche à 14h
Où ? Place de l’Albertine (près de la gare de Bruxelles-Central)
Marche organisée par la coordination nationale de la Marche Mondiale des Femmes.
(1) Les aides à la promotion de l’emploi (APE) sont des subsides octroyés aux employeuses·eurs du secteur non-marchand.